Fête des lumières à Lyon, Rhône - décembre 2005
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Blogasnoow

Snoow écrit un web journal ? Ah la bonne blog !

Archive pour la catégorie 'art'

Athlète complet

Miranda July est ce qu’on peut appeler un athlète complet. D’ordinaire, on ne considère pas cela comme une chose positive, le capitaine Haddock en a même fait une de ses insultes, car si on est bon dans tous les sports on ne peut être excellent dans aucun d’entre eux.
Le cas de Miranda July est différent. Artiste plasticienne et vidéaste à l’origine, elle est aussi une excellente cinéaste. Souvenez-vous de ce film génial, Me and you and everyone we know, dont je parlais ici même il y a un an et demi, et dont je me suis fait offrir le DVD.

Cette fofolle (oui on peut l’appeler fofolle, j’incline même à penser qu’elle est complètement timbrée) va bientôt sortir un livre -que je subodore excellent- dont le titre est No one belongs here more than you. A l’occasion de la sortie de cet ouvrage, elle a créé le site web de lancement du livre de manière assez artisanale, mais que je trouve géniale. Je vous encourage donc à visiter ce site extramidable sur :

http://noonebelongsheremorethanyou.com/

Publié le 12 avril 2007 à 6:32 dans livres, art, cinema | 5 commentaires »

Allez au théâtre !

Oui bon, je vais encore faire du copinage. Mais c’est pour la bonne cause ! Je vous garantis que si vous suivez mes conseils, vous verrez deux bonnes pièces.En fait, il s’agit d’une piqure de rappel, je vais bien sûr vous encourager à nouveau à aller voir la compagnie quat’conscience. C’est toujours au Carré 30, rue Pizay à Lyon, du 26 avril au 13 mai, les jeudis, vendredis, samedis, et dimanches. Vous avez le droit de lire ces petites présentations, de les copier et de les envoyer par e-mail à tout votre carnet d’adresse, de les imprimer et d’innonder votre entourage de flyers.

La femme qui parlait à sa robe de chambre

La femme qui parlait à sa robe de chambre

Une femme pleine de solitude et de don de vivre, vue du dedans.
“Et puis, le soleil se lève tous les matins sur les larmes de quelqu’un. Qui n’est pas toujours toi. Dans la vie, il faut apprendre à connaître l’obscurité, et à se rire en coin, se rire en bouche, cousine. Pour ne pas succomber avant l’heure. C’est pour ça qu’on dit mieux vaut guérir … que prév… que mieux vaut guérir qu’àprès c’est trop tard, quoi !”
Une pièce de Stani Chaine, mis en scène et avec Claire Néel.

flyer Bouchouka

Bouchouka

Et si Bouchouka, c’était ma Cendrillon ?
Bouchouka, père de l’épine en français, héros d’un conte algérien, avant à la poursuite de l’épine qu’il avait sous le pied !
Seule en scène, jouant avec jubilation dix personnages, Myriam Boudenia réactive cette histoire du soir et se l’approprie par la multiplication naturelle des rôles dans les jeux d’enfant ! Fille en plastique, va !
Quête des origines, lien entre les fantômes du passé et les morts de demain, Bouchouka est un voyage initiatique drôle et cruel pour s’inventer une généalogie et un pays de coeur et tirer du conte une géographie universelle de l’enfance.
Algérie, sol d’une enfance? Laquelle.

Publié le 11 avril 2007 à 3:55 dans art | Les commentaires sont fermés

De quoi tuer le temps…

Si comme moi, vous ne croulez pas sous le boulot et que vous vous devez passer le temps en cette période de campagne électorale, je vous conseille quelques petites lectures.

Mes deux découvertes du jour :
- François Mitterrand est vivant ! Et il nous donne son sentiment au sujet de la campagne 2007 dans son blog. Je ne sais pas qui écrit ce blog, mais il semble que c’est quelqu’un de bien renseigné sur le fonctionnement intellectuel de feu monsieur le président, et bien renseigné d’une manière général. D’ailleurs, on apprends beaucoup de choses, autant sur la campagne actuelle, que sur le passé de Tonton. Et puis c’est bien écrit, ce qui ne gâche rien. Je vous conseille au moins la lecture du dernier billet, où il réfute avoir “inventé” le FN et rejette l’accusation sur la droite de l’époque, anti-Badinter.
- Un blog qui fait écho à mon précédent billet sur le “Vocabulaire”. Jetez donc un oeil sur la liste des bourdes de Sarko, sur ce blog de droite mais anti-Sarko. Comme quoi, tous les gens de droite n’ont pas forcément de la merdre dans les yeux.

Si vous en avez marre de la campagne, je ne vous les avais jamais conseillés :
- De jolies photos (et souvent étonnantes) sur ce blog japonais. J’aime beaucoup la série avec l’objectif à décentrement (qui annule l’effet de perspective) où l’on a l’impression de voir une photo de maquette alors qu’il s’agit de la réalité.
- De quoi rigoler un peu sur bashfr. On y trouve la crème de conneries qu’on peut lire sur IRC.

Et puis, toujours rien à voir avec la campagne présidentielle, et rien à voir avec Internet non plus. Je vous conseille, je vous enjoins fortement, je vous intime de vous libérer une soirée entre le 26 avril et le 13 mai pour aller voir deux pièces de théâtre pour le prix d’une au Carré 30 : La femme qui parlait à sa robe de chambre, monologue de Stani Chaine avec Claire Néel, et Bouchouka, road movie sans voiture de et avec Myriam Boudenia. Deux “one woman show” des comédiennes de la compagnie Quat’conscience.

Publié le 27 mars 2007 à 4:09 dans politique, art, blog | 2 commentaires »

Encore du copinage

Oui je sais, j’abuse. En ce moment, je ne parle que de politique (pas très intéressante) et de liens de copains. Mais je vais quand même vous signaler deux nouveaux liens dans ma catégorie “Blog”. Tout d’abord, j’ai rajouté un blog de ukulélé : My dog has Flea. Ensuite, j’ai rajouté le site d’une compagnie de théâtre (Oooh, de la culture !) que j’apprécie particulièrement : Quat’Conscience sont quatre filles pleines d’idées, d’énergie et de talent. Elles ont déjà monté trois belles pièces et sont à nouveau en pleine création, on devrait avoir plus de nouvelles bientôt. A suivre sur ce blog ou sur un autre…

Publié le 23 janvier 2007 à 4:42 dans ukulele, musique, art, blog | 1 commentaire »

Mois de la photo

OK, j’admets, ma note d’hier était nulle. Aujourd’hui, je me rattrape.

Je ne sais pas si vous êtes au courant, mais en ce moment c’est le mois de la photo à Paris. Comme j’ai fait un petit saut à la capitale ce week-end, j’en ai profité pour aller voir une expo du dit mois de la photo à l’institut néerlandais qui présente trois séries de la photographe batave Desiree Dolron.

La première, Exaltation, est une série documentaire sur les rites religieux, en particuliers ceux qui impliquent de la violence ou de l’auto-mutilation.


Bref, une série dure, bien que de qualité. Mais ce qui m’intéresse aujourd’hui, ce sont plutôt les deux séries artistiques montrées lors de cette exposition.

Gaze est une suite de portraits pris sous l’eau. D’ailleurs, il semblerait qu’elle réponde à la première série dans le sens où la photographe a été tellement exigeante que ses sujet finissaient complètement en transe dans l’eau, un peu à la manière des religieux de Exaltation. Le résultat est splendide, des corps et des visages diaphanes et profonds à la fois, des sujets complètement renfermés sur leur être et en même temps tellement présents.

Et puis, j’adore ces couleurs ; en grand format, ces photos sont vraiment saisissantes.

La dernières série chronologiquement, mais la première que l’on voit en entrant, Xteriors, aborde un tout autre sujet, bien que l’on reste dans le domaine de la gravité. Cette série est toujours artistique, mais cette fois, les photos sont très propres, à la manière des peintres flamands, avec cette lumière nordique et ces visages lisses et parfaits. En effet, à première vue, si l’on ne sait pas qu’il s’agit de photos, on reste persuadé qu’il s’agit de peintures. Mais il s’agit bien de photo, et de la photo bien léchée, traitée numériquement pour que tout soit parfait, jusque dans ces regards aqueux, vraiment fascinants.
Encore une fois, l’artiste joue sur le paradoxe. Cette fois-ci, le paradoxe se situe entre le classicisme apparent du traitement et la modernité réelle de ces clichés. L’austérité des lieux et des vêtements pourrait faire croire à des images datant du XVIIème siècle, mais si l’on observe bien, on remarquera que tout cela est en fait résolument contemporain, dans la coupe des vêtements par exemple.
D’ailleurs malgré ce sentiment d’intemporalité, les femmes que l’on voit nous sont bel et bien contemporaines. L’une porte des dreadlocks et plusieurs boucles à la même oreille, une autre a un piercing à la lèvre, une autre, d’origine asiatique, n’aurait jamais pu figurer ainsi sur un tableau de Vermeer ou Rembrandt.

Vous l’aurez compris, je vous engage vivement à aller voir cette expo si vous êtes à Paris où si vous y passez avant le 20 décembre. Dans tous les cas, je vous incite fortement à visiter le site de Desiree Dolron, sur lequel on peut admirer toutes les photos de cette belle expo. Regardez surtout la section “Artwork”.
Et puis si vous avez un peu d’argent de côté, vous avez le droit de m’offrir un tirage en grand format, pour que je mette dans mon futur chez moi !

Publié le 22 novembre 2006 à 4:15 dans art | 3 commentaires »