KunstHausWien, Vienne, Autriche - aout 2007
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Blogasnoow

Snoow écrit un web journal ? Ah la bonne blog !

Archive pour avril 2007

Athlète complet

Miranda July est ce qu’on peut appeler un athlète complet. D’ordinaire, on ne considère pas cela comme une chose positive, le capitaine Haddock en a même fait une de ses insultes, car si on est bon dans tous les sports on ne peut être excellent dans aucun d’entre eux.
Le cas de Miranda July est différent. Artiste plasticienne et vidéaste à l’origine, elle est aussi une excellente cinéaste. Souvenez-vous de ce film génial, Me and you and everyone we know, dont je parlais ici même il y a un an et demi, et dont je me suis fait offrir le DVD.

Cette fofolle (oui on peut l’appeler fofolle, j’incline même à penser qu’elle est complètement timbrée) va bientôt sortir un livre -que je subodore excellent- dont le titre est No one belongs here more than you. A l’occasion de la sortie de cet ouvrage, elle a créé le site web de lancement du livre de manière assez artisanale, mais que je trouve géniale. Je vous encourage donc à visiter ce site extramidable sur :

http://noonebelongsheremorethanyou.com/

Publié le 12 avril 2007 à 6:32 dans livres, art, cinema | 5 commentaires »

Allez au théâtre !

Oui bon, je vais encore faire du copinage. Mais c’est pour la bonne cause ! Je vous garantis que si vous suivez mes conseils, vous verrez deux bonnes pièces.En fait, il s’agit d’une piqure de rappel, je vais bien sûr vous encourager à nouveau à aller voir la compagnie quat’conscience. C’est toujours au Carré 30, rue Pizay à Lyon, du 26 avril au 13 mai, les jeudis, vendredis, samedis, et dimanches. Vous avez le droit de lire ces petites présentations, de les copier et de les envoyer par e-mail à tout votre carnet d’adresse, de les imprimer et d’innonder votre entourage de flyers.

La femme qui parlait à sa robe de chambre

La femme qui parlait à sa robe de chambre

Une femme pleine de solitude et de don de vivre, vue du dedans.
“Et puis, le soleil se lève tous les matins sur les larmes de quelqu’un. Qui n’est pas toujours toi. Dans la vie, il faut apprendre à connaître l’obscurité, et à se rire en coin, se rire en bouche, cousine. Pour ne pas succomber avant l’heure. C’est pour ça qu’on dit mieux vaut guérir … que prév… que mieux vaut guérir qu’àprès c’est trop tard, quoi !”
Une pièce de Stani Chaine, mis en scène et avec Claire Néel.

flyer Bouchouka

Bouchouka

Et si Bouchouka, c’était ma Cendrillon ?
Bouchouka, père de l’épine en français, héros d’un conte algérien, avant à la poursuite de l’épine qu’il avait sous le pied !
Seule en scène, jouant avec jubilation dix personnages, Myriam Boudenia réactive cette histoire du soir et se l’approprie par la multiplication naturelle des rôles dans les jeux d’enfant ! Fille en plastique, va !
Quête des origines, lien entre les fantômes du passé et les morts de demain, Bouchouka est un voyage initiatique drôle et cruel pour s’inventer une généalogie et un pays de coeur et tirer du conte une géographie universelle de l’enfance.
Algérie, sol d’une enfance? Laquelle.

Publié le 11 avril 2007 à 3:55 dans art | Les commentaires sont fermés

Comment parler des livres que l’on n’a pas lus ?

C’est le titre du dernier livre de Pierre Bayard. J’en ai d’abord entendu parler en bien sur le blog crise dans les médias, puis j’ai entendu l’auteur lui-même en parler à la radio et je dois avouer qu’il m’a séduit.
De plus, le livre étant en rupture de stock chez plusieurs livraires internet, j’ai eu un peu de mal à me le procurer et je me suis dis que c’était bon signe, qu’il s’était bien vendu.En fait, j’aurai mieux fait de suivre le conseil de l’auteur et de ne pas lire son livre. Pour la bonne raison que j’aurais pu en parler sans le lire tellement il est creux et dénué d’intérêt.
Certes, l’ouvrage décomplexe le lecteur de parler de livres qu’il n’a pas lu, car beaucoup fonctionnent ainsi et il n’est pas rare que deux personnes aient une conversation au sujet d’un livre qu’aucun des deux n’a lu. Certes, l’auteur révèle quelques anecdotes assez drôles. Mais cela n’en fait pas un livre digne d’intérêt. Tout d’abord, le titre est un mensonge puisque l’on n’apprend pas vraiment à parler d’un livre sans l’avoir lu, mais on lit plutôt une énumération d’arguments faisant l’apologie de la non lecture. Assurément, il n’est pas nécessaire d’avoir lu Le nom de la rose pour en connaître le contenu. Mais que fait Pierre Bayard du plaisir de la lecture, de la palpitation devant un suspense insoutenable, ou encore de l’émotion ressentie devant un beau texte ?
L’auteur nous dit avec aplomb que pour parler d’un livre il suffit d’apprendre la manipulation et la persuasion, mais il est bien loin d’avoir le talent de Machiavel ou de Schopenhauer.

Bref s’il vous prends l’envie de lire ce pseudo-manuel, je vous conseille de passer votre chemin. Si en revanche, vous souhaitez ne pas le lire, je le tiens à votre disposition.

Publié le 4 avril 2007 à 5:52 dans livres | 2 commentaires »